Une forte communauté entrepreneuriale est-elle nécessaire à la prospérité du Québec?

Kim Auclair, présidente chez Niviti, une entreprise qui se spécialise dans la création et l’animation de communauté Web, a terminé son article en posant une question qui mérite qu’on prenne le temps d’au moins y réfléchir, sinon de tenter d’y répondre.

«À votre avis, dans quelle mesure une forte communauté entrepreneuriale est-elle nécessaire à la prospérité du Québec?»

Je vais tout d’abord vous raconter le contexte dans lequel j’ai connu Kim avant de développer ma réflexion à propos de la nécessité  d’une forte communauté entrepreneuriale au Québec.

Tout a commencé lors des Semaines de l’économie sociale organisées par la Table régionale d’économie sociale Chaudière-Appalaches et le Pôle régional d’économie sociale de la Capitale-Nationale. Le 12 novembre 2014 dernier, deux espaces de cotravail ont décidé d’unir leurs forces et d’organiser un évènement pour rassembler les entrepreneurs de la ville de Québec afin de mieux connaître les besoins des travailleurs autonomes, la situation actuelle du cotravail et ce qu’il manque pour le rendre plus cool et sexy. Espace Koala et Espace Niviti ont réussi à réunir comme participants des propriétaires d’espaces de cotravail, des entrepreneurs, des travailleurs autonomes, des personnes impliquées au sein de la ville de Québec et d’autres très actifs dans la promotion de l’économie sociale. En tout, une vingtaine de personnes ont assisté au premier Déjeuner-causerie qui s’est révélé être un moment de partage d’idées très inspirant. Les organisateurs, dont je fais partie en tant que présidente d’Espace Koala, ont même eu l’honneur d’accueillir Sara Hilal de Dok Station qui leur a fait profiter de son expérience en France et tout récemment au Québec, en gestion de communauté dans des espaces de cotravail. Près de trois heures de discussion enrichissante et participative où gens impliqués dans le milieu, nouveaux adeptes et curieux se sont mélangés dans l’harmonie la plus naturelle. Chose certaine, les organisateurs se sont promis que ce ne serait pas leur dernier évènement de la sorte.

Déjeuner-causerie

Maintenant que le contexte est raconté, je vais vous dire pourquoi une forte communauté entrepreneuriale est nécessaire à la prospérité du Québec.

Quand je pense à l’entrepreneuriat, plusieurs mots me viennent en tête: réseau, compétence, opportunité, innovation, vision, échange et dépassement de soi. Je perçois les entrepreneurs de mon entourage (et d’autres que je ne connais pas personnellement) comme étant des gens motivés et motivants qui ont su penser au-delà des règles établies et repousser leurs propres limites. Ce sont souvent des personnes plutôt extraverties et sociales qui n’ont pas hésité (bon, peut-être un peu au début) à aller voir des entrepreneurs bien établis et à partir à la recherche de ressources et de conseils. Je perçois les entrepreneurs comme des défricheurs qui ont su tracer leur chemin dans la jungle des affaires, souvent avec des outils de fortune qu’ils ont appris eux-mêmes à fabriquer. Ils ont également démontré une bonne maîtrise du ratio entre connaissance et expérience, et ont su au cours de leur parcours faire des aller-retour entre ces deux principes afin de toujours se perfectionner et élargir leur champs des possibles.

Alors voilà pourquoi, en fait, il est important d’avoir une forte communauté d’entrepreneurs dans la province. Voilà pourquoi il faut à tout prix que ces gens se mélangent, communiquent, échangent et s’entraident. Ce sont les bâtisseurs, les «doers» qui mettent les choses en action, qui provoquent le changement et qui le suivent de près afin de s’adapter à celui-ci pour en tirer profit. Ce sont des gens à l’affût et allumés qui se sentent bien dans le mouvement. Québec a tout avantage à soutenir et encourager la communauté entrepreneuriale de son territoire. Comment? Concrètement, je pense que ce pourrait être de commencer à la prendre au sérieux, et ce avant que ses acteurs aient atteint 50 ans ou un poste de dirigeant d’une entreprise de 50 millions. Des entrepreneurs, on en a qui sont encore à l’école secondaire! Le mieux, selon moi, serait de les «spotter» rapidement afin de leur offrir tout le support et les ressources dont ils auront besoin dans les prochaines années. Ces jeunes sont l’avenir du Québec et nous leur devons toute l’attention qu’ils méritent.

Soyez attentifs, elle est autour de vous, la communauté entrepreneuriale. Vous identifiez ceux qui la composent avec leurs mille projets en cours et au fait qu’ils dorment pas beaucoup. Ils ont l’étincelle dans l’oeil et le sourire aux lèvres. Ils sont motivés et motivants, et je m’en inspire chaque jour pour devenir moi-même une meilleure entrepreneure.

Je fais un clin d’oeil au passage à la belle gang des Inspirés, qui selon moi, est un merveilleux modèle d’entrepreneurs modernes dont a besoin le Québec.

Et vous, pensez-vous qu’une forte communauté entrepreneuriale est nécessaire à la prospérité du Québec? Je suis curieuse de vous lire à ce sujet.

Mon premier Creative Morning

David Desjardins, conférencier Creative Mornings QC

Crédit photo: Creative Mornings QC

Ce matin, j’ai vécu mon premier Creative Mornings. Comme disait Jacques Blanchet, hôte de la ville de Québec, la première fois, c’est toujours spécial. En effet, c’était spécial, et dans le bon sens du terme. C’était un endroit original (dans les ateliers du Carnaval de Québec), et la disposition de la salle (de chaque côté du conférencier) était tout à fait appropriée.

Le thème du mois de février était le CLIMAT. David Desjardins, le conférencier, nous a donc entretenu sur la peur du risque de notre société actuelle, thème très actuel et pertinent selon moi. Il nous a d’abord mis en contexte avec plusieurs aspects; l’économie et le surendettement (maintenant rendu à 160% pour les ménages québécois OUTCH !), la surprotection des enfants et les conséquences à leur développement, le manque de vision des gouvernements puis notre conception erronée que l’échec est une fin en soi.

J’ai trouvé très inspirant ce dernier point car je suis moi-même dans un phase très cruciale sur le plan de mon développement personnel et professionnel. 2015 est pour moi une année de réflexion, de remise en question et de positionnement. De penser que notre société moderne a peur de prendre des risques dû à la possibilité d’un échec me touche beaucoup. Je crois que c’est entre autre parce que nous ne savons pas encore bien évaluer tous les avantages que l’échec nous amène que nous avons aussi peur d’essayer.

Pourtant, c’est bien de cette manière qu’on apprend. La preuve, c’est l’enfance. Quand on est jeune, on touche à tout, on met tout ce qu’on trouve dans notre bouche, on regarde d’un air toujours émerveillé les évènements qui se déroulent devant nous. On tombe, on se fait mal, on pleure, mais au bout du compte, on apprend, et c’est bien cela l’important ! Comme disait David Desjardins, ce sont les enfants qui ont été le plus protégés dans leur jeunesse qui, à l’âge adulte, ressentent l’urgent besoin d’essayer toutes sortes de choses, parfois très extrêmes, et en paient les conséquences dû à leur impulsivité et leur manque d’expérience.

Alors comment faire pour apprivoiser la peur de l’échec, et même l’échec en soi ? Cela m’a beaucoup fait réfléchir et m’a mené à quelques constats. Premièrement, je suis témoin d’un changement de masse, même si l’on s’acharne à dire que notre société est vraiment individualiste, un changement de masse des esprits ouverts commence grandement à se faire sentir. Je trouve que la conscience sociale s’élève tranquillement, mais sûrement, et que dans les prochaines années (décennies peut-être), le monde en sera bouleversé, positivement ! Dernièrement, j’écoutais l’émission de radio de Boucar Diouf, Ma grand-mère disait… à Radio-Canada. Le thème de cette émission était l’adolescence et tous les invités étaient d’accord pour dire que cette période de changement était assurément précédée d’une grande souffrance, qu’elle soit physique ou (et!) psychologique. Ce qui m’amène à dire que notre société est sur la bonne voie pour un changement drastique des mentalités et des perceptions, mais que cela ne se fera pas sans cassure. Nous devrons tous, individuellement, changer notre mode de vie effréné afin de travailler moins, courir moins comme des poules pas de tête, afin de nous poser et de prendre notre souffle, puis réfléchir. Car les grands mouvements ne se font pas que dans l’action, ils se préparent.

Les humains, les esprits ouverts, les créatifs, les Québécois, tous ceux qui se sentent interpellés devront ralentir afin d’écouter leur voix intérieure, la voix du coeur. Pas les émotions sous l’impulsivité et le stress quotidien, la voix de l’âme qui se nourrit de l’énergie cosmique. Ayoye, elle en a fumé du bon, tu diras, mais en fait, tu verras que c’est pas si fou que ça ce que je raconte. Pourquoi tant de personnes s’intéressent au yoga, à la méditation, à la nourriture santé, au sport? Car ce sont tous des aspects qui sont reliés à notre corps et notre esprit, ces alliés qu’on oublie et maltraite trop souvent en travaillant 50h semaine et à qui on ne laisse pas une seule seconde de répit.

Alors en gros, si y’a une seule chose que m’a confirmée cette conférence de Creative Mornings Qc, c’est de prendre son temps. Prendre son temps pour faire les choses comme on les sens, puis prendre le temps pour faire le point après chaque évènement et célébrer chaque petite étape traversée, qu’elle soit dû à une réussite ou à un échec. En prenant le temps pour s’écouter, je pense qu’on se rapprochera de notre état optimal qui nous aide à faire des choix éclairés, à avoir confiance en soi et puis à ne plus avoir peur du risque.

Dans mes temps libres

Dernièrement, mon amie Marine Vautier et moi avons redonné vie aux vitrines de la friperie La Manne à Linge sur la rue du Pont, à Québec dans le but d’augmenter leur visibilité.

Les profits de la friperie servent à préparer et servir plus de 300 repas chauds chaque jour pour les gens démunis du quartier St-Roch.

Nous avons pris l’initiative de redorer l’image des vitrines de manière totalement bénévole afin de faire notre part pour les gens dans le besoin.

On est smattes de même nous autres !

www.caferencontre.org

Mise à jour de mon profil LinkedIn

J’ai pris quelques minutes pour rafraîchir mon profil sur LinkedIn. N’hésitez pas à m’ajouter !

Stef Godro sur LinkedIn

Lancement de mon portfolio en ligne

Enfin, voici le moment de mettre en ligne mon site. Youhou!