Mon premier Creative Morning

David Desjardins, conférencier Creative Mornings QC

Crédit photo: Creative Mornings QC

Ce matin, j’ai vécu mon premier Creative Mornings. Comme disait Jacques Blanchet, hôte de la ville de Québec, la première fois, c’est toujours spécial. En effet, c’était spécial, et dans le bon sens du terme. C’était un endroit original (dans les ateliers du Carnaval de Québec), et la disposition de la salle (de chaque côté du conférencier) était tout à fait appropriée.

Le thème du mois de février était le CLIMAT. David Desjardins, le conférencier, nous a donc entretenu sur la peur du risque de notre société actuelle, thème très actuel et pertinent selon moi. Il nous a d’abord mis en contexte avec plusieurs aspects; l’économie et le surendettement (maintenant rendu à 160% pour les ménages québécois OUTCH !), la surprotection des enfants et les conséquences à leur développement, le manque de vision des gouvernements puis notre conception erronée que l’échec est une fin en soi.

J’ai trouvé très inspirant ce dernier point car je suis moi-même dans un phase très cruciale sur le plan de mon développement personnel et professionnel. 2015 est pour moi une année de réflexion, de remise en question et de positionnement. De penser que notre société moderne a peur de prendre des risques dû à la possibilité d’un échec me touche beaucoup. Je crois que c’est entre autre parce que nous ne savons pas encore bien évaluer tous les avantages que l’échec nous amène que nous avons aussi peur d’essayer.

Pourtant, c’est bien de cette manière qu’on apprend. La preuve, c’est l’enfance. Quand on est jeune, on touche à tout, on met tout ce qu’on trouve dans notre bouche, on regarde d’un air toujours émerveillé les évènements qui se déroulent devant nous. On tombe, on se fait mal, on pleure, mais au bout du compte, on apprend, et c’est bien cela l’important ! Comme disait David Desjardins, ce sont les enfants qui ont été le plus protégés dans leur jeunesse qui, à l’âge adulte, ressentent l’urgent besoin d’essayer toutes sortes de choses, parfois très extrêmes, et en paient les conséquences dû à leur impulsivité et leur manque d’expérience.

Alors comment faire pour apprivoiser la peur de l’échec, et même l’échec en soi ? Cela m’a beaucoup fait réfléchir et m’a mené à quelques constats. Premièrement, je suis témoin d’un changement de masse, même si l’on s’acharne à dire que notre société est vraiment individualiste, un changement de masse des esprits ouverts commence grandement à se faire sentir. Je trouve que la conscience sociale s’élève tranquillement, mais sûrement, et que dans les prochaines années (décennies peut-être), le monde en sera bouleversé, positivement ! Dernièrement, j’écoutais l’émission de radio de Boucar Diouf, Ma grand-mère disait… à Radio-Canada. Le thème de cette émission était l’adolescence et tous les invités étaient d’accord pour dire que cette période de changement était assurément précédée d’une grande souffrance, qu’elle soit physique ou (et!) psychologique. Ce qui m’amène à dire que notre société est sur la bonne voie pour un changement drastique des mentalités et des perceptions, mais que cela ne se fera pas sans cassure. Nous devrons tous, individuellement, changer notre mode de vie effréné afin de travailler moins, courir moins comme des poules pas de tête, afin de nous poser et de prendre notre souffle, puis réfléchir. Car les grands mouvements ne se font pas que dans l’action, ils se préparent.

Les humains, les esprits ouverts, les créatifs, les Québécois, tous ceux qui se sentent interpellés devront ralentir afin d’écouter leur voix intérieure, la voix du coeur. Pas les émotions sous l’impulsivité et le stress quotidien, la voix de l’âme qui se nourrit de l’énergie cosmique. Ayoye, elle en a fumé du bon, tu diras, mais en fait, tu verras que c’est pas si fou que ça ce que je raconte. Pourquoi tant de personnes s’intéressent au yoga, à la méditation, à la nourriture santé, au sport? Car ce sont tous des aspects qui sont reliés à notre corps et notre esprit, ces alliés qu’on oublie et maltraite trop souvent en travaillant 50h semaine et à qui on ne laisse pas une seule seconde de répit.

Alors en gros, si y’a une seule chose que m’a confirmée cette conférence de Creative Mornings Qc, c’est de prendre son temps. Prendre son temps pour faire les choses comme on les sens, puis prendre le temps pour faire le point après chaque évènement et célébrer chaque petite étape traversée, qu’elle soit dû à une réussite ou à un échec. En prenant le temps pour s’écouter, je pense qu’on se rapprochera de notre état optimal qui nous aide à faire des choix éclairés, à avoir confiance en soi et puis à ne plus avoir peur du risque.